Dumont Nickel : des retombées économiques majeures et des emplois par milliers, selon une étude
Une étude présentée mardi à Amos par Dumont Nickel fait état de retombées économiques significatives pour son projet minier de Launay dans la région et au Québec. L’entreprise s’appuie sur une importante valeur ajoutée et une grande productivité pour convaincre Québec de lui allouer le bloc d’énergie qui lui manque. Dumont Nickel prévoit investir 3,3 milliards $ dans les deux phases de la construction de la mine, soit d’ici 2027, puis de 2031 à 2033 pour son expansion. Selon la firme Aviseo Conseil, la valeur ajoutée du projet au Québec sera de 1,6 milliard $ pendant ces cinq années de construction, dont le tiers pour l’Abitibi-Témiscamingue. On parle aussi de 4600 emplois soutenus en équivalent temps complet dans la région et d’un total de 13 000 pour le Québec. Pour les 29 années d’exploitation de la mine, la région bénéficiera de 80 % des retombées annuelles de 773 millions $ prévues pour le Québec, ce qui représente près de 5,9 % du produit intérieur brut (PIB) régional de 2022. Ce sont 566 emplois directs qui seraient soutenus au complexe minier et à l’usine d’hydroxyde de nickel de Dumont Nickel. François Vézina, chef des opérations chez Dumont Nickel, a présenté l'études aux médias dans le cadre d'un point de presse technique.
Photo : Radio-Canada / Martin Guindon Le nickel et le cobalt qui seront extraits de la mine à ciel ouvert située à Launay serviront à la filière batterie des véhicules électriques. Avec sa production moyenne de 42 000 tonnes de nickel par an, la mine contribuera dans la production de 840 000 véhicules par an. L’étude d'Aviseo fait aussi état d’une très grande productivité, alors que les employés directs et indirects produiront en moyenne une valeur de 394 378 $. Si l'on ramène la productivité aux employés de la mine et de l'usine, cette productivité passe à plus de 900 000 $ par emploi. Un élément important selon François Vézina, puisqu’il est privilégié par le gouvernement de François Legault. L'entrée du site du projet de mine de nickel Dumont, à Launay. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Martin Guindon L’autonomisation de l’extraction minière et l’automatisation du traitement du minerai rendent cette productivité possible. Dumont Nickel s’appuie aussi sur l’étude pour démontrer qu’elle maximisera l’utilisation du bloc d’énergie. Ceux-ci sont devenus rares et très convoités au Québec. C’est la dernière pièce manquante du puzzle pour lancer la construction de la mine. Cette maquette illustre le site de la future mine à ciel ouvert Dumont, entre Launay et Trécesson, avec la fosse en avant à gauche et les différentes haldes au-dessus. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Martin Guindon Dumont Nickel rappelle aussi qu’avec son projet, le Québec deviendrait le plus important producteur de nickel au sein des pays de l’OCDE. L’étude a été présentée aux membres de la Chambre de commerce et d’industrie d’Amos-Harricana, dans le cadre d’un déjeuner-conférence, mardi matin. Le président Claude Balleux se réjouit d'avoir pu découvrir l’étude très détaillée des retombées économiques du projet Dumont Nickel. Claude Balleux, président de la Chambre de commerce, se réjouit de constater que les kilowattheures demandés par Dumont Nickel auront la plus grande valeur ajoutée possible.
Photo : Gracieuseté de Pier-Anthony Breton
Une mine avec des réserves de 30 ans dès le début de l’exploitation, c’est plutôt rare que l’on voit ça. Pendant la période d’exploitation, on parle de retombées de plus de 700 millions de dollars par année pour 29 ans de durée de vie de la mine. Ce qu’on veut vendre, c’est que c’est structurant et que ça s’inscrit aussi dans la transition énergétique
, rappelle le chef des opérations pour Dumont Nickel, François Vézina.Une mine très productive
Le Québec est déficitaire par rapport à l'Amérique du Nord. On était une des moins performantes de ce côté-là. Le projet Dumont Nickel se distingue, il y a une haute valeur ajoutée. La productivité, c’est une évaluation. C’est le PIB ou les revenus qu’on génère divisé par le nombre d'emplois. Donc, nous, c'est trois fois et demie plus élevé que la moyenne québécoise. Si on prend juste les emplois directs, c'est presque huit fois plus élevé. Ça montre que notre opération est une opération moderne et très compétitive sur le marché
, affirme-t-il.
Dans le contexte de pénurie de main-d’œuvre, on cherche à valoriser le capital humain. On va avoir moins d’opérateurs sur des équipements, on veut avoir une salle de contrôle. Les camions seront autonomes, c’est vraiment des robots. Pour 25 camions, ça représente normalement 100 opérateurs et un peu plus, mais là on va les remplacer par des opérateurs qualifiés dans une salle de contrôle. On parle d’un meilleur aspect santé et sécurité, mais surtout des travailleurs bien formés
, souligne François Vézina.Maximiser l’électricité
Si, en moyenne, c'est 10 sous le kilowattheure que ça coûte pour produire de l'électricité et que nous, on rapporte au Québec des retombées de 25 sous le kilowattheure, c’est deux fois et demie en fin de compte les 10 sous. C'est très bénéfique pour le Québec. On fait aussi une comparaison avec l’exportation aux États-Unis, et là on rapporte huit fois plus
, fait valoir François Vézina.
Un accueil positif

C’est plein d’éléments positifs pour nous. Dans une perspective de diversification de la base économique régionale, on est complètement ailleurs. Je le souligne chaque fois que j’en ai l’occasion. Cet investissement dans les minéraux critiques et stratégiques m’apparaît très porteur pour le développement de la région. Ça s’inscrit directement dans la filière batterie avec des types d’emplois qu’on n’a pas tellement ici dans la région, avec toute l’automatisation
, estime M. Balleux.
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